Synode : les commissions travaillent sur le document final et la lettre aux jeunes 

(tiré d’un texte de l’Agence Zénith)

Briefing du jour au Vatican

Paolo Ruffini, préfet du Dicastère pour la communication, a précisé ce 22 octobre 2018, que si les Pères synodaux étaient en jour de congé, en revanche les commissions travaillaient sur le document final et la lettre aux jeunes, qui seront présentés demain en assemblée.

Au cours d’un briefing en milieu de journée, la jeune Henriette Camara, auditrice guinéenne représentant les Scouts du monde au Synode, a témoigné avoir été accueillie « comme si j’étais chez moi ». Les jeunes participants au Synode ont « tissé une fraternité », a-t-elle affirmé, en ajoutant : « nous avons dit ce que nous ressentons au fond de nous… on espère que ce sera pris en compte. »

Mgr David Macaire, archevêque de Fort-de-France en Martinique, a constaté qu’il y avait dans l’Eglise catholique « une belle jeunesse » qui a envie de bâtir la « civilisation de l’amour » : « L’Eglise a de très belles choses à donner… et j’ai une grande confiance dans cette jeunesse », a-t-il confié.

Pour Mgr Paolo Bizzeti, vicaire apostolique d’Anatolie (Turquie), « nous avons créé un monde où les jeunes ont du mal à vivre… où ils ont l’impression de ne pas avoir de place… nous devons leur demander pardon ». Au cours du Synode, a-t-il assuré, les Pères ont « touché du doigt des problématiques très diverses » et ont été « mis au contact de l’humanité » notamment grâce aux interventions « concrètes » des jeunes.

Mgr Frank J. Caggiano, évêque de Bridgeport aux Etats-Unis, a affirmé que les jeunes « sont totalement impliqués pour être protagonistes de la mission de l’Eglise », ils sont l’Eglise « au présent », a-t-il insisté. « Le continent numérique doit devenir un territoire de mission » et les jeunes en sont les experts, a-t-il encore souligné : « les jeunes sont les mieux équipés pour évangéliser les jeunes ».

Le salésien Ángel Fernández Artime a assuré de son côté que ce Synode ne parlait pas de certains jeunes, d’une « élite de jeunes », mais de « tous les jeunes ». Il a regretté le « manque de maternité et de paternité » actuels, réalité à laquelle l’Eglise doit donner une réponse.

Posté le : 24 octobre 2018